Foire aux questions

Questions générales

La méthode est-elle reconnue ?
En France, en Suisse, en Belgique et maintenant au Canada, la méthode de lecture «La planète des alphas» a suscité un énorme engouement aussi bien auprès des parents que des enseignants, enseignants spécialisés et orthophonistes.

Pendant l’année scolaire 2004-2005, la méthode de lecture «La planète des alphas» a été expérimentée dans un grand nombre de classes « pilotes » en France, en Suisse et en Belgique. Depuis mars 2013, de nombreuses classes partout dans le Canada (autant des écoles francophones que des écoles d’immersion) se sont lancées dans l’aventure des Alphas.

Aujourd’hui plus de 50 000 utilisateurs professionnels et un nombre considérable de parents utilisent tout ou partie de la méthode de lecture «La planète des alphas».

En France, des inspecteurs de l’éducation nationale organisent des formations pour les enseignants portant sur l’utilisation de la méthode de lecture «La planète des alphas».

En Suisse francophone, la méthode de lecture «La planète des alphas» est largement utilisée dans les écoles. Dans le canton de Vaud notamment, elle a été choisie comme l’une des cinq méthodes officielles d’apprentissage de lecture reconnues par l’État (voir le reportage de la TSR – entretien avec Mme Catherine Lyon, Conseillère d’Etat chargée de l’éducation – sur le site du club alpha à l’adresse suivante www.club-alpha.ch).

En outre, la méthode de lecture «La planète des alphas» jouit de la reconnaissance de l’UNESCO et a reçu l’aval scientifique de laFondation Archives Jean Piaget de l’Université de Genève.

En conclusion, la méthode de lecture «La planète des alphas» traduit en pratiques pédagogiques les dernières avancées de la recherche.

Ainsi, dans un article paru dans « Le Soir » du 6 mars 2001, quotidien belge de référence, Monsieur Alain Content – qui dirige, au sein du Laboratoire de Psychologie Expérimentale de l’Université libre de Bruxelles, l’une des équipes de recherches les plus réputées dans le domaine des sciences de la lecture – a déclaré que « la démarche de Mme Claude Huguenin et Olivier Dubois rencontre les principales conclusions des recherches effectuées dans le monde ces vingt dernières années.»

Enfin, une évaluation scientifique a démontré l’extraordinaire efficacité de cette méthode d’apprentissage.

La méthode des Alphas est-elle syllabique ?
«Les Alphas» n’est pas une méthode syllabique au vrai sens du terme, soit une méthode alphabétique qui passe par l’apprentissage des lettres par leur nom, puis par d’inlassables récitations de syllabes (ba, bi, bo, bu) exemptes de signification et totalement déconnectées du langage oral.

«Les Alphas» est une méthode phonique qui tient compte des constats scientifiques de ces vingt dernières années, lesquelles montrent, depuis les années 1990 environ (nous sommes bien loin des manuels ou abécédaires du 19e siècle) l’importance cruciale de la «conscience phonémique», soit de la capacité à concevoir la parole comme une suite d’éléments distincts appelés phonèmes.

C’est le développement de cette aptitude qui permettra en effet à l’enfant de faire la découverte du principe alphabétique, à savoir que les lettres ou combinaison de lettres de notre alphabet représentent les dits phonèmes, découverte qui, de l’avis de la quasi unanimité des chercheurs, constitue un passage obligé sur la voie de l’acquisition du langage écrit.

Ainsi, partant du constat que l’écriture est une codification du langage oral, «Les Alphas» met toujours en relation le mot écrit à lire avec l’expression de parole correspondante et une de ses significations possibles.

En quoi la méthode est-elle différente d’autres méthodes qui donnent un aspect attrayant aux lettres ?
Le besoin d’humaniser les symboles que représente notre écriture remonte à la nuit des temps. Le succès dans les pays anglo-saxons de la méthode «Lettersland» en est un exemple flagrant. Nous retrouvons là des lettres qui ont été humanisées pour qu’elles prennent corps. Cette recherche, qui reflète le besoin de trouver une origine symbolique à notre écriture, permet tout au plus de faciliter l’apprentissage des lettres.

Toutefois, la connaissance des lettres n’est pas suffisante pour apprendre à lire. Nous l’avons vu, la découverte du principe alphabétique constitue une condition indispensable de l’ acquisition du langage écrit dans notre système d’écriture.

Ainsi, l’enfant doit impérativement comprendre le lien qui existe entre les unités graphiques de l’écrit et les unités phoniques du langage oral. Or, en présentant des personnages ayant à la fois la forme des lettres, une raison d’émettre leur son et, de plus, un nom qui commence par la lettre qu’ ils représentent, la méthode permet de matérialiser ce lien, de le rendre palpable et manipulable.

De plus, le contexte narratif est un atout supplémentaire pour que les enfants nouent des relations affectives fortes avec ces créatures sympathiques, en phase avec leur imaginaire et se créent une image mentale de ce lien entre unités phoniques et unités graphiques qui leur servira de référence tout au long de l’ apprentissage.

Cette méthode ne s’adresse-t-elle pas surtout aux enfants en difficulté ?
Quelle idée saugrenue que de penser qu’il y aurait des outils spécifiques réservés aux seuls enfants en difficulté. Comme s’il y avait différentes «bonnes» manières d’apprendre à lire. Un outil qui permet à un enfant en difficulté d’accéder à la lecture ne sera-t-il pas, par nature, excellent pour tous les enfants, tout en permettant de prévenir bien des échecs.

Par ailleurs, comment savoir qui sera en difficulté, sachant que tout apprenti lecteur est susceptible de l’être. En effet, l’idée, fort répandue, qu’un enfant intelligent ou provenant d’un milieu socioculturel aisé est à l’abri de difficultés dans cet apprentissage, est complètement erronée. Il n’ y a pas de corrélation entre l’intelligence et l’apprentissage de la lecture.

Hormis le fait qu’ un enfant qui a un bagage lexical important aura davantage de facilités au niveau de la compréhension du langage tant oral qu’écrit, la découverte du principe alphabétique, puis la maîtrise progressive de la procédure de décodage et enfin l’automatisation du processus de lecture, constituent des acquisitions ardues pour beaucoup d’enfants et cela quel que soit leur quotient intellectuel.

Dès lors, cette méthode s’adresse à tous les enfants en âge d’apprendre à lire.

Pourquoi la méthode comporte-t-elle 28 alphas alors qu’il n’y a que 26 lettres dans l’alphabet ?
Dans le conte  des «Alphas» nous racontons que Madame é est une dame très savante qui porte une auréole sur la tête et que l’on vient consulter des 4 coins de l’univers.

Quand elle veut dire oui, elle fait « ééé ». Quand elle hésite, elle fait « eee » et quand elle ne sait pas, elle reste muette. Ainsi, nous avons deux figurines (l’une avec auréole et l’autre sans) pour l’alpha qui représente la lettre « e ».

De plus, le son « ch » étant très courant en français et s’ orthographiant toujours de la même manière – à la différence du phonème /f/ qui est aussi représenté par la combinaison « ph » – nous avons créé un alpha supplémentaire – le chat – pour représenter ce son.

La méthode ne privilégie-t-elle pas trop l’aspect ludique ? Est-elle suffisamment « sérieuse » ?
Certes, il est indéniable que la méthode est très ludique.

Cet aspect ludique risque de provoquer une forte motivation chez les enfants. Mais la motivation est-elle un facteur dangereux ?

N’avons-nous pas besoin, en tant qu’adultes, d’être motivés pour accomplir certaines besognes ? Pour éprouver l’immense bonheur d’enfanter, les femmes d’aujourd’hui doivent-elles absolument souffrir le martyre lors de l’accouchement ?

Il en va de même pour les enfants. S’ils sont motivés, «l’accouchement» de la lecture se fera dans la joie et le plaisir. N’est-ce pas ce que l’on peut souhaiter de mieux pour «nos» enfants ? Hormis ces considérations, la méthode, certes ludique, repose sur des fondations scientifiques sérieuses et propose une démarche qui permettra à l’ensemble des élèves d’une classe de progresser sans qu’aucun d’entre eux ne se sente «largué».

Cette méthode n’est-elle pas trop axée sur l’apprentissage du code au détriment de la compréhension ?
Jusqu’en 2005, les outils pédagogiques existants permettaient uniquement de mettre en place la procédure de décodage graphophonologique, à la suite de la découverte du principe alphabétique par les enfants.

L’année expérimentale menée en 2004-2005 avec plusieurs classes «pilotes» de 1ère année a permis de tester avec succès toute une gamme de nouveaux outils pédagogiques qui permettent de travailler sur la lecture dans toutes ses dimensions. Les enseignants disposent maintenant d’un matériel complet et parfaitement adapté à l’utilisation au sein d’une classe (fiches, livres de lecture, référentiels, guide pratique, …) qu’ils pourront désormais utiliser comme support unique d’apprentissage de la lecture.

Ainsi, aujourd’hui, le concept s’est mué en méthode qui, en plus d’un abondant travail sur la compréhension (élaboration de «stratégies» de lecture facilitant l’accès au sens, traitement des inférences et des anaphores), enrichit le lexique, développe l’expression orale et la capacité de justifier et d’argumenter ses choix tout en permettant aux enfants d’adopter, en toutes circonstances, une réflexion critique.

Nous relèverons par ailleurs que la capacité d’identifier les mots écrits de manière précise et rapide contribue également largement à la compréhension des textes dans la mesure où l’ automatisation de la procédure de décodage libère d’importantes ressources attentionnelles que l’enfant pourra consacrer dorénavant à l’analyse et au traitement des informations contenues dans les textes.

Peut-on n’utiliser qu’une partie de la méthode ou utiliser d’autres méthodes en parallèle pour faciliter l’entrée de tous les enfants dans la lecture ?
Jusqu’en 2005 le matériel proposé n’était pas adapté aux exigences requises pour enseigner la lecture au sein d’une classe. Faute de prendre en compte toutes les dimensions de cet apprentissage, il offrait aux enseignants quelques outils, surtout utiles dans la phase de démarrage, certes fondamentale, où il s’agit de faire découvrir le principe alphabétique aux enfants. Dès lors, ces outils ne pouvaient être utilisés par les enseignants qu’en complément avec une autre méthode.

Tel n’est plus le cas aujourd’hui avec la mise à disposition d’une démarche complète, aboutie et parfaitement adaptée aux contraintes liées à la gestion d’une classe. Dans cette optique, l’utilisation d’une autre méthode en parallèle s’avère désormais non seulement totalement inutile, mais encore contre-indiquée.

En effet, la démarche mettant en oeuvre une logique pédagogique raisonnée d’acquisition progressive des connaissances, l’utilisation d’un autre support pédagogique aurait inévitablement pour effet de perturber les enfants et de compromettre les résultats.

Les enfants ne risquent-ils pas d’être « enfermés » dans les Alphas ?
Certes, les enfants nouent des relations affectives extrêmement fortes avec les personnages mais, dotés d’une capacité extraordinaire d’adaptation, ils les «abandonneront» dès qu’ils n’en auront plus besoin, à savoir dès qu’ils sauront lire.
Les Alphas ne sont-ils pas une complication inutile ? Pourquoi s’embarrasser du nom des personnages ? Pourquoi ne pas parler directement du son ? Le phonème incarné par le personnage étant différent de son nom, cela ne va-t-il pas créer des confusions ?
Comme nous l’avons longuement explicité, les personnages, loin d’être une complication, sont au contraire une aide précieuse puisqu’ils deviendront les référents principaux des enfants.

En ce qui concerne le risque de confondre le nom du personnage avec son chant spécifique (pour le chat par exemple), si les activités de manipulation sont correctement effectuées, l’enfant fera vite la correspondance entre le phonème chhhh!… et le personnage qui le représente, à savoir le « chat ».

Faut-il passer par l’écrit pour apprendre à lire ?
Non il faut d’abord comprendre que l’écrit n’est qu’une codification de la parole. Il faut donc, en amont, mettre en place la conscience phonémique.

Nous sommes tous conscients que les programmes scolaires, surtout en 1ère année, sont très intenses et plusieurs notions essentielles sont enseignées aux enfants, à un rythme incroyable. Notez aussi que tous les enfants en possible difficultés d’apprentissage n’ont pas le même rythme que les enfants dits « réguliers ». Ainsi, trop souvent l’écrit est amené trop tôt dans l’apprentissage du langage écrit. Mais comment écrire des mots que l’enfant ne saura pas lire ?  Quel en est le but ?

Par contre, l’enfant peut s’amuser à écrire, sans directives pédagogiques (ex : jouer à imiter un parent ou l’enseignante). Cela ne dérange rien, et permet de répondre à une envie de faire « comme » les grands. On suggère aussi fortement de faire du graphisme et toutes sortes d’activités de motricité fine par le jeu pour entrainer et préparer les enfants à la calligraphie.

Dès que les Alphas seront transformés en « Alphas transformés » (que les adultes appellent des lettres), là on pourra aider l’enfant à débuter la calligraphie. À ce moment-ci, les Alphas et les lettres ne feront qu’un. Avec une conscience phonémique bien assise et une image mentale forte de l’Alphas, les enfants entreront dans l’écrit de façon très délicate et qui fait du sens.

Ne faut-il pas travailler dès le départ l’apprentissage de la lecture sur de la littérature jeunesse riche en vocabulaire ?
Il ne faut pas confondre l’apprentissage du langage oral avec l’apprentissage de la lecture.

S’il est indispensable de lire beaucoup d’histoires aux enfants pour enrichir leur vocabulaire, en revanche, leur proposer de lire des albums sans s’être assuré qu’ils maîtrisaient le code alphabétique les mettra incontestablement en échec.

Questions spécifiques

Les Alphas sont-ils des lettres déguisées ?
Bien au contraire, pour les enfants, ce sont les Alphas qui se transforment en lettres pour échapper à Furiosa, tout en conservant l’ensemble de leurs particularités.
Pourquoi ne faut-il pas décomposer l’histoire en plusieurs séquences correspondant à l’étude successive des différents phonèmes ?
Àla différence des méthodes classiques où l’étude des phonèmes se fait au travers de leçons successives, les «Alphas» repose sur un conte qui met en scène des petits personnages qui ont à la fois la forme des lettres et une raison d’émettre leur son.

Dès lors, s’agissant d’une histoire, il y a lieu de la raconter comme n’importe quel autre conte et non pas de la découper en étudiant phonème par phonème, à savoir personnage par personnage.

En effet, dès que les enfants connaîtront bien l’histoire, plusieurs activités de manipulation permettront de les mettre dans une situation de découverte et d’apprentissage, de telle sorte qu’ils mettent en place, tout en jouant, les processus de lecture.

C’est également l’occasion de rappeler que les personnages du conte sont des outils de référence auxquels les enfants pourront recourir pour construire, de manière active et autonome, leur apprentissage. L’objectif poursuivi par la méthode n’est donc pas de faire mémoriser aux enfants des personnages mais plutôt de les amener à se les approprier au travers de l’histoire.

À cet égard, une évaluation scientifique menée par le laboratoire de psychologie expérimentale de l’Université Libre de Bruxelles a démontré que l’intégration des personnages dans un contexte narratif avait une importance non négligeable dans leur efficacité en tant qu’outil d’apprentissage. En effet, tant le chant associé aux personnages (le robinet qui est fâché parce qu’il n’a plus d’eau et qui fait «rrrr») que les caractéristiques de certains d’entre eux (le gulu, le xiou, le zibulus, etc.) n’ont de sens que par rapport à l’histoire et à son contexte.

Certes, l’utilisation des personnages hors contexte peut apporter une petite aide dans l’apprentissage mais l’efficacité de la méthode est beaucoup plus grande lorsque les enfants découvrent les Alphas dans le cadre de l’histoire. Nous déconseillons donc fortement d’utiliser l’affiche des Alphas indépendamment de la méthode, comme un moyen ludique pour mémoriser les lettres.

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